Thématiques | Federia
Actualités | Généralités

La révolution numérique

Publié le 01 Décembre 2020

Au travers de cet article, Chrystelle Charlier a décidé de bousculer les codes pour vous exposer sa vision de la “révolution numérique”. Un article qui ne vous laissera certainement pas indifférent.

Durant les quinze dernières années, un bouleversement numérique a pu être observé dans tous les secteurs de l’économie, qu’il s’agisse des transports, des secteurs banques et assurances ou encore des secteurs touristiques et de loisirs. Automatisation, ultra présence digitale, déplacement des budgets publicitaires, le numérique a pris une place prévalente dans les nouveaux modèles économiques, entraînant un regain de productivité et une relance de divers business.

Un secteur retardataire

L’immobilier, quant à lui, a traîné la patte, rechignant à avancer et restant campé sur ses vieux acquis. Utilisation d’un Immoweb vieillot mais demeurant efficace, publicité papier, immobilisme des réseaux sociaux, l’immobilier belge a pu, quelques temps encore, travailler à l’ancienne sans trop souffrir.

Pendant ce temps, à l’étranger, la mutation était en route. Des portails puissants ont vu le jour : des e-buyers ultra présents en ligne, tels que Homeloop ou Dili en France, de nouveaux types d’agences hyper connectées comme Nexity où les utilisateurs peuvent vivre des expériences d’immersion totale en 3D ou retrouver leur agence en format digital à toute heure du jour ou de la nuit, grâce à des outils interactifs, des nouveautés toujours plus révolutionnaires et adaptées à un monde en perpétuelle évolution.

Quelques précurseurs prêts à conquérir le monde

Alors c’est certain, le monde immobilier pouvait - et peut - encore compter quelques années sur une population vieillissante et peu connectée pour continuer à utiliser les anciens modes de communication. Quelques années…

Mais dans le même temps, des agences observatrices, tirant leçons des exemples étrangers, ont su se préparer à l’évolution inéluctable. Elles ont appris avant les autres à quoi sert un community manager, un bon site web, l’usage de vraies newsletters ou l’utilité d’un bon référencement. Et elles ont avancé à leur rythme, prenant leur temps pour développer un monde encore tout neuf.

Dans dix ans, lorsque ne restera plus qu’un public friand de web, quelles sont les agences qui tiendront encore le cap ? Celles qui auront préparé leur reconversion. Là où elles auront pu prendre leur temps, les retardataires
devront apprendre plus vite que la musique. 

Oh bien entendu et on le voit : tout le monde bénéficie aussi de leurs essais/erreurs. On peut s’inspirer, voire copier. Mais le retard est bien là et c’est par l’investissement qu’il faut désormais compenser.

Une arrivée tardive a un prix

Arriver sur les réseaux sociaux en 2020 est démesurément plus difficile qu’en 2015 : les algorithmes se sont complexifiés sévèrement, la publicité s’est codifiée, le public est plus averti, les concurrents aussi et, pour peu qu’ils soient aidés d’une agence, armés de compétences qu’un débutant n’aura pas. 

Une expérience récente nous a permis de démontrer qu’avec les mêmes budgets et le même travail, une agence immobilière atteignait rapidement les 10.000 followers en 2014 quand elle n’atteindra plus que 2500 à 5000 followers pour le même investissement.

Il est encore temps de préparer son entrée, mais dans peu de temps, il deviendra difficile d’organiser une présence utile sans investissement important.

Et pourtant, il est également prouvé que lorsque le travail sur les réseaux est bien mené, les résultats de l’agence immobilière vont croissant de façon exactement proportionnelle au nombre d’abonnés. On ne peut donc plus se passer de l’aide puissante des réseaux sociaux.

Conquérir les coeurs par une nouvelle présence

Selon de nombreux sondages, l’agent immobilier, encore aujourd’hui, est une des professions qui inspirent le moins confiance aux ménages. Les réseaux sociaux sont une des solutions les plus efficaces pour créer une relation avec un public, recueillir son approbation et développer une confiance actuellement perdue.

Les nouvelles générations possédant le pouvoir d’achat ne réagissent plus comme leurs prédécesseurs. Elles veulent des visages, une sensation de bien connaître leurs fournisseurs de service, même si cette connaissance n’est que virtuelle. Elles ne veulent plus seulement savoir ce que vous avez à vendre : elles veulent savoir qui vous êtes.

Bien entendu, ce nouveau mode de communication entraîne des implications à ne pas négliger. De plus en plus, le grand public prend le pli d’une communication immédiate et d’une réactivité plus que rapide. Amazon livre le lendemain (voire le jour-même !), d’innombrables sociétés de téléphonie se livrent des guerres de compétitivité quotidiennes, la plupart des commerces en ligne permettent de remplir son panier en un clic et des robots (ou des êtres humains cachés derrière leurs bots) nous répondent jour et nuit sur de nombreux portails. Se permettre de répondre à une question ou à une demande quelques jours après qu’elle ait été exprimée revient presque à envoyer un pigeon voyageur : votre concurrent aura répondu plus vite et votre prospect lui aura déjà confié le mandat.

Des services différenciés ou au moins équivalents

L’une des raisons principales du peu de confiance accordée aux agents immobiliers selon les études est le pourcentage pris sur la vente du bien mis en relation avec les efforts fournis pour le vendre.

Ce calcul ne fera qu’augmenter lorsque le prospect comparera les services “tendance” offerts par votre concurrent, de la visite virtuelle, aux photos professionnelles en passant par la vidéo. Un utilisateur des réseaux averti vous le dira : pourquoi irait-il confier son bien à un agent qui va faire quelques photos de piètre qualité qu’il ne postera que sur Immoweb et sur une page Facebook ne comptant que 200 abonnés qui ne réagissent à rien ?

Pour le même coût, si votre concurrent utilise toutes les tendances actuelles en matière de mise en valeur, pour quelle raison choisirait-on encore aujourd’hui l’agence qui en fait le moins ? 

L’agence immobilière qui veut survivre aujourd’hui se doit finalement de mettre ses services à jour et d’offrir à ses clients une qualité de service au moins équivalente au meilleur agent de sa région.

Les derniers réfractaires…

Il est régulier d’entendre des agents dire qu’ils “ne veulent pas de cela, ne veulent pas être dérangés en permanence, ne veulent pas développer leur présence sur les réseaux”. Fort bien.

Il est certain que les plus réputés d’entre eux peuvent terminer leur carrière sur leur réputation. Mais que laisseront-ils derrière eux ?

Une entreprise uniquement fondée sur leur nom, qui n’a plus aucune valeur une fois son représentant sorti de l’équation.

Une agence immobilière possédant des réseaux sociaux actifs, avec des milliers d’utilisateurs engagés et réactifs et une base de données entretenue par des emailings réguliers a, quant à elle, une belle valeur de revente.

Des peurs sans fondement

Certes, ces bouleversements profonds font peur à ceux qui n’y entendent pas grand-chose. Pour peu que vous ne soyez pas présents vous-mêmes sur les réseaux, c’est un monde qui peut paraître étrange.
Pourtant, il suffit de vous rappeler que cette évolution ressemble trait pour trait à l’apparition de la télévision dans les ménages. 

Votre écran d’ordinateur ou de smartphone n’est pas plus dangereux que celui qui trône dans votre salon. Il vous permettra même de faire grandir votre société pour un investissement bien moins onéreux que celui imposé par les publicités télévisuelles ! Faites confiance à ce nouvel écran, mais pas trop tard !

 

Article rédigé par Chrystelle Charlier,
Consultante Senior en marketing immobilier

 

 

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de données personnelles à des fins statistiques d'information relatives à la navigation. Voir la charte de vie privée pour plus d'informations.